Recherche par mot-clé: Roman BIOGRAPHIQUE
749 résultats. Page 24 sur 38.
Lu par : Jacqueline Duperret
Durée : 4h. 52min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 66044
Résumé:Un jour, dans une ruelle d'Oran, sa mère l'abandonne. Il est aveugle et n'a que trois ans ! On l'apporte à la crèche. Quel nom donner à cet enfant de personne ? Il portera celui de sa ville: Ourane, comme disent les indigènes. Alors commence pour lui la vie des internats, vie bien plus grise que rose, dans les établissements de l'Assistance publique. Ourane aime la musique. On lui donne un pipeau. Plus tard, il apprendra même à jouer du piano. La cour de l'hôpital, Alger, Paris, Colmar, Munster...autant d'étapes qui marqueront cette existence. Un soir de Noël, l'adolescent découvre la Bible en braille. Aurait-elle quelque chose à dire à un aveugle ? La suite du récit réserve bien des surprises... Ourane : Une histoire authentique, poignante et vécue. Ecrite pour les enfants, elle sera aussi lue avec intérêt par jeunes et adultes
Lu par : Landelle Guy
Durée : 9h. 27min.
Genre littéraire : Histoire/géographie
Numéro du livre : 66131
Résumé:Jean-Baptiste Nicolas Savin, soldat de Napoléon, est fait prisonnier sur la Bérézina au cours de la retraite de Russie en 1812. Il passe plus de quatre-vingts ans en exil à enseigner le français, l'escrime et les beaux-arts et finit ses jours près de la Volga. Au soir de sa vie, la presse s'empare de son histoire et l'opinion publique s'émeut de sa destinée.
Lu par : Paula Viala
Durée : 7h. 50min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 66168
Résumé:Dans ce roman en partie autobiographique, l'auteur campe un personnage au bord du suicide, James Vann, voyageant muni de son revolver pour retrouver sa famille en Californie. Ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants, tous s'inquiètent pour lui et tentent de le ramener à la raison, dévoilant au passage leurs propres fragilités.
Lu par : Christiane May-Sudan
Durée : 7h. 33min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65636
Résumé:Valentine a 10 ans quand, tout-à-coup, sa vie vole en éclats... Nous sommes en 1958 en pleine révolution castriste. Ses parents suisses, expatriés à La Havane divorcent. Pour Valentine c'est le début d'une longue descente aux enfers. Elle perd tout du jour au lendemain et sa vie de petite fille choyée et aimée n'est plus qu'un amer souvenir... Après un retour en Suisse, elle est placée chez un oncle dans un petit village puritain. Nous suivons le parcours de Valentine à travers son adolescence. Sa solitude, les violences subies, son besoin d'amour, sa sensualité naissante, mais surtout, toujours et encore, le désir de s'en sortir à tout prix.
Lu par : Françoise Beroud
Durée : 2h. 38min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65973
Résumé:Ce récit reconstitué par un petit-neveau, relate le parcours du sergent Vaguemestre Paul Daumas, mobilisé dès le premier jour de guerre et mort au front le 14 décembre 1917 des suites d'une mauvaise broncho-pneumonie, dite "grippe espagnole, contractée dans les lignes...
Lu par : Marie-Hélène Simmonet
Durée : 8h. 2min.
Genre littéraire : Roman terroir
Numéro du livre : 65923
Résumé:La vie de Gabrielle Renard est un roman. Un roman vrai et en couleurs qui commence en 1894, quand, toute jeune, elle quitte sa Champagne natale pour devenir bonne à Paris chez les Renoir. Sa beauté simple mais rayonnante lui vaut de poser bientôt pour le célèbre peintre. Egalement nourrice du petit Jean, le futur cinéaste, elle contribue grandement à son éducation. De cette complicité, de cette tendresse, Renoir saisit sur la toile les instants pleins de grâce. Gabrielle suit la famille au gré de ses pérégrinations et de ses secrets, et côtoie de grands artistes : Manet, Degas… Toujours disponible quand le maître la réclame comme modèle, toujours admirative, de plus en plus experte en art… Ainsi va la vie hors du commun de Gabrielle dans l’intimité de deux artistes majeurs du xxe siècle.
Lu par : Elisabeth Grillon
Durée : 3h. 55min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65921
Résumé:Un soir d’orage, un homme – qui ressemble beaucoup à l’auteur – est assis à une table, chez lui. Éclairé par le feu de la cheminée, il est en train de lire un livre pour enfants, Pinocchio. Dans la pénombre, une présence évanescente apparaît à ses côtés, qui évoque le profil du fils qu’il n’a jamais eu. L’homme imagine lui raconter sa vie : Naples, la nostalgie de la famille, la nécessité de partir, l’engagement politique. À travers cette voix paternelle, ce fils spectral assume progressivement une consistance corporelle. La confession devient confrontation, la curiosité se transforme en introspection, le monologue évolue en dialogue, au cours duquel un père et un fils se livrent sans merci.
Lu par : Sylvie Fournier
Durée : 1h. 26min.
Genre littéraire : Roman : au sens large et aventures
Numéro du livre : 65970
Résumé:Trente ans après les faits, un fils raconte le suicide de son père. L'histoire vraie d'une vie qui s'interrompt sans s'interrompre, tant qu'il en reste un qui aime. Un texte magnifique et poignant. On en sort heureux, heureux que la littérature permette pareille résurrection des morts.
Lu par : Béatrice Loyer
Durée : 1h. 35min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65907
Résumé:" Le 31 janvier 1994, mon père est mort du sida. J'avais quinze ans, lui trente-six. Durant sa courte vie, il a aimé des femmes et des hommes, puis ce mal sournois l'a emporté très vite... ". A travers ses yeux d'enfant puis d'adolescente, Aurélie Le Floch raconte une jeunesse, sa jeunesse, et cette relation père-fille à la fois sensible et pudique. Elle se remémore tout en flashback la joie des vacances près de la Baule avec " les amis de la plage ", les séparations douloureuses, les premiers signes de fatigue de son père, l'impossibilité d'en parler. Elle se souvient surtout de cet homme, un personnage libre et solaire, souvent absent et pourtant si présent.
Lu par : ValentinTrouillet
Durée : 2h. 55min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65905
Résumé:La mère de la narratrice, qui fut dans le Berlin de l'immédiat après-guerre une femme engagée, est atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle oublie le passé proche, mais les images de la petite enfance lui reviennent. En parallèle, sa fille Evelyne décide enfin de vider l'appartement où sa mère n'habitera plus. Le départ de cet immeuble de la porte de Champerret, ce lieu des lisières, provoque en elle une montée se souvenirs. Que filtrer dans ce sablier magique où passent les grains du temps ? Que retenir des propos d'une mère à la mémoire éteinte ? Peut-on s'expulser soi-même du passé, comme on est délogé d'un appartement ? Dans la lignée de La Biographe, Evelyne Bloch-Dano révèle ce que cachent la famille et le foyer, la maternité et la filiation, mais aussi le deuil, attendu, des bonheurs enfuis.
Lu par : Brigitte Paing
Durée : 7h. 54min.
Genre littéraire : Roman d'amour
Numéro du livre : 65757
Résumé:A New York, Alice est abordée par un homme bien plus âgé qu'elle en qui elle reconnaît le célèbre écrivain Ezra Blazer. C'est le début d'une relation autant charnelle qu'intellectuelle. A Londres, Amar Jaafari est retenu à l'aéroport alors qu'il tente de rejoindre sa famille en Irak. Ces deux récits en apparence étrangers l'un à l'autre se révèlent étroitement liés.
Lu par : Brigitte Leautey
Durée : 4h. 12min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65797
Résumé:A la mort de son père, le narrateur revient sur les deux jours qui l'ont précédée puis enchaîne sur cet après, si difficile à gérer. Si les huit jours qui suivent laissent place à des moments de chagrin, les situations cocasses ou burlesques sont également au rendez-vous. Pour rappeler que la vie reprend le dessus et que les rires peuvent succéder aux larmes, même après avoir perdu un être cher.
Lu par : Isabelle Pencreach
Durée : 4h. 35min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65762
Résumé:Imaginez un croisement entre Mme de Sévigné et Woody Allen : vous obtiendrez Helene Hanff, qui doit son passeport pour l'éternité à un talent unique d'épistolière joint à une perfusion d'humour juif new yorkais et à un amour immodéré pour la littérature anglaise. Son best-seller, 84, Charing Cross Road, est né de vingt ans de correspondance (1949-1969) avec le personnel d'une librairie londonienne spécialisée en livres rares. Ici, Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L'ami libraire, Frank Doe, est décédé sans qu'elle ne l'ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l'accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l'âge de cinquante-quatre ans.
Lu par : Philippe Messio
Durée : 4h. 29min.
Genre littéraire : Littérature érotique
Numéro du livre : 65660
Résumé:Marie L. Barret est un pseudonyme. L'auteur, mère de deux jeunes enfants, est une prostituée qui, après avoir exercé un métier, disons, classique, qu'elle explique avoir apprécié et ne pas avoir perdu - elle l'a donc abandonné sans aucune contrainte - s'est installée officiellement comme masseuse (appellation limpide qui ne trompe aucun lecteur de ses petites annonces) dans une jolie maison au bout d'un chemin, sans doute dans le Sud de la France. Le récit se compose de portraits de ses clients, portraits attachants, sensibles, souvent amicaux, et bien sûr de descriptions précises de leurs pratiques sexuelles. Par là apparaît toute une société, mais plus encore des dizaines de vies. D'une manière qui n'est pas sans rappeler La Vie sexuelle de Catherine M., Marie L. Barret a une approche analytique, crue, aussi rigoureuse et précise que les horaires, les tarifs, le cadre absolument professionnel qu'elle s'applique à respecter dans son activité. Une sorte de dissociation s'opère en elle, à tous les niveaux : son métier est un théâtre où elle joue des rôles ; cette sexualité, tout en l'intéressant au plus haut point, ne lui procure aucun plaisir, lui donnant même parfois du déplaisir. Personne autour d'elle ne connaît l'intégralité de sa vie, ni sa famille dont elle semble proche, ni bien sûr ses enfants, ni ses clients qui ignorent la Marie ordinaire, personne sauf, comme elle le dit drôlement, nous ses lecteurs. Si l'on pense que la sexualité, cette part dissimulée, révèle quelque chose de profond, ce texte est la rencontre avec ce mystère, c'est-à-dire non seulement avec les fantasmes masculins, leur naïveté parfois, la variété du plaisir, mais aussi avec ce que le corps, le désir, dévoilent de plus exact, de plus complet, de plus vrai en chacun de nous.
L'aigle et la salamandre: le roman de Jean Ango, armateur dieppois au temps de la Renaissance
Sorel, Jacqueline
Lu par : Sylvie Jeannerot
Durée : 7h. 27min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65667
Résumé:Jean Ango, grande figure de proue de la ville de Dieppe au XVle siècle, a laissé son empreinte en Haute-Normandie, notamment grâce à une gentilhommière, sise à Varengeville, le Manoir d'Ango dont le style " Renaissance italienne " se marie harmonieusement avec l'architecture traditionnelle normande. L'armateur dieppois, dont les lointains ancêtres vikings ravagèrent les côtes de la Manche avant de s'implanter et de se fondre dans la population locale, hérita de l'audace de ces hardis navigateurs, et du bon sens des hommes du terroir. Sa vie, marquée par une époque de découvertes dans de nombreux domaines artistiques et scientifiques, fut celle d'un grand bourgeois de l'espace marin et de la finance commerciale. Surnommé L'Aigle des mers en raison de ses pilotes-corsaires qui fonçaient sur leurs proies, Jean Ango fut aussi un mécène, un amateur des arts et des lettres et un homme capable de mettre sa fortune au service du roi François ter, dont l'emblème était La Salamandre. Si le port de Dieppe, après la création du Havre, a perdu au fil des ans de son importance dans le grand commerce hauturier, la ville aux vieilles pierres et aux voiles toujours prêtes à défier la mer et le vent a conservé un charme d'antan que les pages de ce livre tentent de restituer à travers la vie romancée d'un de ses fils au destin singulier.
Lu par : Françoise Beroud
Durée : 6h. 49min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65661
Résumé:« Monsieur, pourquoi n’écrivez-vous pas un livre sur Saint François-Xavier ? me lance un jour mon père. Vous portez son nom. Vous êtes Basque. Et vous avez voyagé en Chine, au Japon, en Inde. Comme lui. » C’est l’histoire d’un fils qui feint de raconter la vie de Saint François-Xavier pour être à la hauteur des attentes de son père. De Roncevaux à Rome, de Lisbonne à Goa, il part collecter chacun des morceaux d’un corps sacré que le temps a éparpillé. Mais, la vie de son illustre homonyme, le narrateur s’en fiche, en vérité. Il n’a pas la moindre intention de s’y attarder sérieusement. Sauf à confier la sienne en même temps, à se dévoiler peu à peu, à s’éloigner de l’univers étriqué qui l’a vu grandir. Sauf à parler de choses plus intimes. De ses amours. Des hommes qui se font prier. Des hommes qui font mal, parfois. C’est l’histoire d’une fuite, d’un sauve-qui-peut, et d’un père qu’il faudra bien tuer un jour. Dans sa soif de liberté, d’aventure et de volupté, dans cet abandon lavé du repentir et des certitudes, dans un style fluide hanté par des voix insaisissables, François-Xavier Delmas parcourt le sinueux chemin de l’enfance et des brûlures anciennes.
Lu par : Marie-Christine Mével
Durée : 12h. 14min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65500
Résumé:Forough Farrokhzad a grandi à Téhéran dans les années 1930, au sein d'une famille de sept enfants. Dans la maison règne une discipline de fer, et les enfants n'appellent pas leur père "papa", mais "Colonel". Très tôt, Forough manifeste un vif intérêt pour la poésie persane et dévore les recueils que ses frères étudient, eux qui ont la chance d'aller à l'école. A l'âge de seize ans, Forough épouse son amour de jeunesse, Parviz, sur décision de son père qui tient à éviter un scandale. Mais alors que beaucoup de jeunes filles n'ont pas la chance de choisir leur mari, Forough ne tarde pas à déchanter : l'homme qu'elle a épousé n'est pas exactement celui qu'elle imaginait. Alors elle se remet à écrire et entre ses vers se devine quelqu'un qui ne fait pas semblant de vivre. Une femme, une vraie. Et même une poétesse. Une qui, sans même s'en rendre compte, va révolutionner la scène littéraire iranienne en écrivant sur le sentiment amoureux, le désir et l'amour charnel, des thèmes traditionnels de la poésie persane, mais qui, venant d'une femme, vont provoquer un séisme sans précédent dans la société iranienne et vaudront à Forough Farrokhzad une réputation sulfureuse. Le portrait émouvant d'une femme qui n'a reculé devant rien pour chanter la beauté du désir féminin.
Lu par : Françoise Golaz
Durée : 4h. 54min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65453
Résumé:Nous avons fait notre coming out ensemble. Au collège, quand nous nous sommes rencontrés, Anne-Sarah n’osait pas porter d’appareils auditifs ; moi, je n’osais pas avouer que j’aimais les garçons. À vingt ans, nous nous sommes affichés. Nous avons appris à faire de nos hontes des forces intimes et politiques. Ensemble, nous sommes devenus juristes. Anne-Sarah a créé la première permanence juridique en langue des signes. Ensemble, nous sommes devenus écrivains. Un soir, pendant l’apéritif, Anne-Sarah m’a appris qu’elle allait perdre la vue. Je ne l’ai pas crue. « Je me souviens qu’on hurlait de rire quand elle me racontait ces histoires. Hurler de rire était la seule preuve tangible que le handicap ne nous touchait pas, resterait un accessoire, un gadget dans notre amitié. On n’utilisait jamais ce mot “handicap” ; il était tabou. » Mathieu Simonet est avocat. Il a écrit plusieurs romans publiés au Seuil. Ancien artiste associé aux Ateliers Médicis, il a réalisé un documentaire consacré à Anne-Sarah Kertudo.
Lu par : Janick Quenet
Durée : 3h. 6min.
Genre littéraire : Biographie/témoignage
Numéro du livre : 65229
Résumé:« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants. Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos. Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille. Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meubles de la banlieue de Chicago. Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste. Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique. L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts. Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. » G.J.
Lu par : Geneviève Glenck
Durée : 4h. 17min.
Genre littéraire : Roman historique/biographique
Numéro du livre : 65231
Résumé:"L'histoire de mon grand-père se fond dans celle du XXe siècle. Né à Rovno, en 1903, dans une famille juive et profondément russe, il a entendu, enfant, ses parents discuter à voix basse de l'influence de Raspoutine sur la tsarine. Plus tard, il s'est battu contre les miliciens de Petlioura, est parti pour échapper aux pogroms, a construit des maisons à Tel-Aviv et s'est engagé dans l'armée française. Puis il a longtemps mené la vie simple d'un artisan parisien qui fabriquait des bracelets-montres en cuir à Belleville, où il est mort, le 25 décembre 1999, rue de Palestine. Tout le monde l'appelait Assia. Nous, ses petits-enfants, l'appelions Papi Assia. Assia est le diminutif de Menashe, nom dérivé de Manasseh, l'une des douze tribus d'Israël. Il signifie "oublieux". Ce n'était pas un nom très adapté à la personnalité de mon grand-père : Assia parlait peu, mais il n'oubliait pas. Car tout au long de son existence, il a dû apprendre à continuer à vivre en se demandant : "Pourquoi lui, pourquoi eux, et pourquoi pas moi ? ". Et c'est pour ne pas oublier non plus que j'ai entrepris ce récit".